La pollution plastique

dechets-art-mer-plageLa production de plastique

  • Elle a été multipliée par 20 en 50 ans selon le World economic forum. Ces dix dernières années, le monde a produit plus de plastiques que durant les 100 années précédentes. Nous produisons en moyenne 300 millions de tonnes de plastiques par an.
  • La moitié du plastique utilisé est jetable ou à usage unique –ONU. Une utilisation de quelques minutes contre des centaines d’année de présence dans la nature
  • Le développement du plastique à usage unique et le recours massif aux emballages et bouteilles en plastique créent un problème environnemental majeur
  • Selon le ministère de l’Environnement, il y aurait mille milliards de sacs plastique utilisés dans le monde actuellement. En France, on ne garderait en moyenne un sac plastique que 20 minutes. Or, un sac plastique met entre un et quatre siècles à se dégrader.

La pollution et l’impact sur les écosystèmes

  • La pollution plastique a atteint des propositions alarmantes avec chaque année, au moins 8 millions de tonnes de plastique qui finissent dans les océans. –ONU. Une fois dans l’océan, il est très difficile, voire impossible de nettoyer ces déchets. Ils flottent dans tous les océans du monde, des régions polaires à l’équateur.
  • Près de 80% de tous les déchets présents dans nos océans sont des déchets d’origine plastique –ONU.
  • Les déchets plastiques causent la mort de plus d’un million d’oiseaux marins et de plus de 100 000 mammifères marins chaque année (Unesco)
  • Entre 60 et 80 % des débris marins sont d’origine terrestre (le reste provient notamment de l’industrie de la pêche). Les débris marins les plus courants sont constitués de matières plastiques et synthétiques qui ont des effets désastreux sur la faune marine et les oiseaux de mer.
  • En 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans nos océans – Fondation Ellen MacArthur
  • En Corse, il y a plus de microplastiques dans la mer que de plancton – Documentaire Plastic partout, Arte

L’impact sur la santé

  • De nombreux plastiques contiennent des phtalates (DEHP) et des perturbateurs endocriniens (BPA). La nourriture ou la boisson stockées dans ces
    plastiques peuvent être contaminés par ces produits chimiques.
    Ainsi, une étude récente – revue Environmental Science and Pollution Research- a montré que l’eau minérale des bouteilles en plastique contient deux fois plus d’hormones (féminines ou masculines) que celle stockée dans des bouteilles en verre ou l’eau du robinet. Autrement dit, le plastique libère dans l’eau ce que l’on appelle des perturbateurs endocriniens.
    Si des aliments sont chauffés à l’intérieur de contenants en plastique, ces substances migrent également dans la nourriture et dans notre corps. Or, ces substances sont potentiellement nocives pour les hormones humaines, les systèmes reproductifs et le développement de la petite enfance.

Le recyclage et ses limites

  • Le taux de recyclage du plastique est seulement de 21% en France – Ademe (il est estimé à moins de 10% dans le monde). Le plastique se recycle difficilement et un nombre limité de fois.
  • On estime que 9% du plastique produit au plan mondial est recyclé, 12% est incinéré et 75% est enfoui sous terre ou disperse dans la nature créant une pollution majeure.

Les sacs biodégradables, compostables

Il existe certes des sacs en plastique dits « biodégradables ». Mais selon une étude australo-allemande parue en 2011, seulement 3 à 10% des composants de ces sacs se dégradent dans l’eau, le reste devenant de potentiels repas pour les animaux marins. Ces plastiques présentés comme des solutions à la pollution plastique entretiennent la confusion dans l’esprit du consommateur.